Débusko
Débusko — Lexique de l’immobilier expliqué simplement : DPE, frais de notaire, taxe foncière…

Lexique

Les mots de l’achat immobilier, expliqués simplement. Dans le site, un mot souligné en pointillé ouvre son explication d’un clic.

Apport personnel
L’argent que l’on met soi-même dans l’achat, sans l’emprunter. Les banques demandent en général qu’il couvre au moins les frais de notaire.
Arrêté de catastrophe naturelle
Une décision de l’État qui reconnaît qu’un événement (inondation, sécheresse…) a frappé la commune, et permet aux assurés d’être indemnisés. Beaucoup d’arrêtés signalent un risque qui revient.
Artisan RGE
« Reconnu garant de l’environnement » : un label d’artisan. Seuls les travaux faits par une entreprise RGE ouvrent droit à MaPrimeRénov’ et aux primes énergie.
Assurance emprunteur
L’assurance qui rembourse le prêt en cas de décès ou d’invalidité. Depuis la loi Lemoine, on peut la prendre ailleurs qu’à sa banque et en changer à tout moment, souvent pour beaucoup moins cher.
Audit énergétique
Une étude plus poussée que le DPE, obligatoire pour vendre une maison classée E, F ou G : elle propose un programme de travaux chiffré pour améliorer la note.
Compromis de vente
L’avant-contrat signé avant l’acte définitif chez le notaire. L’acheteur dispose ensuite de 10 jours pour se rétracter sans frais ; une condition « d’obtention du prêt » le protège si la banque refuse.
Copropriété
Un immeuble (ou un ensemble de maisons) partagé entre plusieurs propriétaires : chacun possède son logement et une part des parties communes (toit, façade, escalier). Les décisions se prennent en assemblée générale et les travaux se paient ensemble.
DPE
Le diagnostic de performance énergétique : une note de A (très économe) à G (très énergivore) qui estime la consommation du logement et ses émissions. Il est obligatoire dans toute annonce de vente ou de location.
Droits de mutation
La plus grosse partie des frais de notaire : un impôt payé à chaque changement de propriétaire, autour de 5,8 à 6,3 % du prix selon le département.
DVF (ventes notariales)
La base « Demandes de valeurs foncières » de l’administration fiscale : toutes les ventes immobilières signées chez le notaire, avec le vrai prix payé. Ce ne sont pas des prix d’annonce, mais des prix réels.
Fourchette des prix
L’écart entre le quart des ventes les moins chères et le quart des plus chères. La moitié des biens se vend à l’intérieur de cette fourchette.
Frais de notaire
Les sommes payées en plus du prix lors de l’achat. Environ 80 % sont des taxes reversées à l’État et aux collectivités ; le reste rémunère le notaire et paie les formalités. Comptez 7 à 8 % du prix dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf.
GES
L’étiquette « gaz à effet de serre » du DPE : ce que le chauffage et l’eau chaude émettent de CO₂. Un logement chauffé au fioul ou au gaz est souvent moins bien noté qu’à l’électricité.
Honoraires d’agence
La rémunération de l’agence immobilière. Quand ils sont « à la charge de l’acquéreur », ils s’ajoutent au prix du vendeur, mais les frais de notaire ne se calculent pas dessus.
Indice de position sociale (IPS)
Un indicateur publié par l’Éducation nationale qui résume le milieu social des familles des élèves d’un collège (profession et diplôme des parents). Plus il est élevé, plus les familles sont favorisées. Il ne mesure pas la qualité de l’enseignement.
Exemple : La moyenne nationale tourne autour de 105 ; la plupart des collèges sont entre 80 et 130.
Logement vacant
Un logement inoccupé le jour du recensement : à vendre, à louer, en travaux, en succession ou abandonné. Une part élevée signale souvent une ville qui perd des habitants ou un parc ancien à rénover.
Logements autorisés et mis en chantier
Les permis de construire accordés (« autorisés ») et les chantiers réellement démarrés. Beaucoup de logements autorisés annoncent du neuf, des travaux et parfois des immeubles en face.
Logements raccordables à la fibre
La part des logements où un opérateur peut installer la fibre optique sur simple demande. Elle ne dit pas qu’un logement précis est raccordable : vérifiez l’adresse sur le site de l’Arcep (« Ma connexion internet »).
MaPrimeRénov’
L’aide de l’État pour les travaux de rénovation énergétique (isolation, chauffage…). Son montant dépend des revenus du foyer et du gain énergétique.
Mensualité
Ce que l’on rembourse chaque mois à la banque pour son prêt : une part du capital emprunté plus les intérêts.
Niveau de vie médian
Le revenu disponible d’un foyer (après impôts et aides), divisé selon sa composition pour comparer un célibataire et une famille. « Médian » : la moitié des habitants a plus, l’autre moitié moins.
Exemple : Pour un couple avec deux jeunes enfants, multipliez par 2,1 environ pour retrouver le revenu du foyer.
Parcelle cadastrale
Le morceau de terrain tel qu’il est découpé et numéroté sur le plan officiel du cadastre. Une maison est en général sur sa propre parcelle ; un immeuble entier aussi.
Passoire énergétique
Un logement classé F ou G au DPE : il consomme beaucoup pour se chauffer. Un logement G ne peut plus être loué depuis 2025, un logement F ne le pourra plus en 2028, et ces biens se vendent moins cher.
Plan de prévention des risques
Un document de l’État qui délimite les zones exposées (inondation, argiles…) et impose des règles pour construire ou faire des travaux. Il peut limiter un agrandissement.
Primes énergie (CEE)
Des primes versées par les fournisseurs d’énergie pour certains travaux d’économie d’énergie, cumulables avec MaPrimeRénov’. À demander avant de signer le devis.
Prix au m²
Le prix de vente divisé par la surface habitable. C’est ce qui permet de comparer des logements de tailles différentes.
Exemple : Une maison de 100 m² vendue 200 000 € : 2 000 €/m².
Prix médian
Le prix « du milieu » : la moitié des ventes s’est faite plus cher, l’autre moitié moins cher. Contrairement à la moyenne, quelques ventes exceptionnelles (un château, une ruine) ne le faussent pas.
Exemple : Avec des ventes à 100 000, 150 000 et 900 000 €, le prix médian est 150 000 €, la moyenne 383 000 €.
Quartier (découpage INSEE)
L’INSEE découpe les villes d’environ 5 000 habitants et plus en quartiers d’à peu près 2 000 habitants, appelés « IRIS ». Leurs noms ne correspondent pas toujours aux noms d’usage, mais leurs limites sont fixes : on peut y comparer les prix d’une année sur l’autre.
Radon
Un gaz naturel radioactif qui sort de certains sols (granit notamment). Une bonne aération du logement suffit en général à limiter le risque.
Rendement locatif brut
Ce que rapporte un logement loué, en pourcentage de son prix, avant toute dépense : loyers d’une année divisés par le prix d’achat.
Exemple : Loyer 700 €/mois × 12 = 8 400 € pour un achat à 150 000 € : 5,6 % brut. Charges, taxe foncière, travaux, mois sans locataire et impôts le font baisser.
Résidence secondaire
Un logement utilisé pour les vacances ou le week-end. Beaucoup de résidences secondaires : marché touristique, prix tirés vers le haut, quartiers calmes hors saison.
Retrait-gonflement des argiles
Les sols argileux gonflent quand il pleut et se rétractent en période de sécheresse. Les maisons construites dessus peuvent se fissurer : un problème de plus en plus fréquent et coûteux.
Submersion marine
L’inondation par la mer lors des tempêtes et des grandes marées, sur les côtes basses.
Syndic
Celui qui gère la copropriété au quotidien : entretien, budget, assemblées générales. Il peut être professionnel (une agence) ou bénévole (un copropriétaire). Une copropriété sans syndic actif est mal gérée : travaux en retard, charges impayées.
Taux d’endettement
La part des revenus mensuels consacrée aux remboursements de crédits. Les banques ne doivent en principe pas dépasser 35 %, assurance comprise.
Exemple : 3 000 € de revenus nets : 1 050 € de mensualités au maximum.
Taux de pauvreté
La part des habitants dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian français, soit environ 1 300 € par mois pour une personne seule.
Taux global de taxe foncière
L’addition des taux votés par la commune, l’intercommunalité et éventuellement des syndicats locaux. Plus il est élevé, plus la taxe foncière l’est, à logement égal.
Taxe d’ordures ménagères
Une taxe pour le ramassage des déchets, ajoutée sur l’avis de taxe foncière. Le propriétaire bailleur peut la refacturer à son locataire.
Taxe foncière
L’impôt local payé chaque année par le propriétaire. Son montant = la moitié de la « valeur locative » du logement × le taux voté par la commune et l’intercommunalité.
Valeur locative cadastrale
Un loyer théorique annuel calculé par les impôts pour chaque logement (souvent sur des bases anciennes). Elle sert à calculer la taxe foncière ; elle figure sur l’avis de taxe du vendeur.
VEFA (neuf sur plan)
Vente en l’état futur d’achèvement : on achète un logement neuf avant qu’il soit construit. Ses prix (TVA comprise) ne se comparent pas à ceux de l’ancien.
Vente groupée
Une seule vente qui comprend plusieurs logements (par exemple une maison et un petit gîte). Le prix couvre l’ensemble : on ne peut pas en tirer un prix au m² fiable.